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Mademoiselle a trois ailes

Structurellement créative

Pourquoi je suis déçue par la dernière saison de Game of Thrones ?

Depuis l’épisode 3 et la mort du roi des marcheurs blancs, j’ai le sentiment que la série est terminée. Pourquoi ? Parce que même si Cersei est bel et bien une fieffée garce, elle ne pourra jamais, au grand jamais être aussi puissante que le roi des marcheurs blancs ! Donc je ne comprends pas pourquoi le plus grand et le redoutable des adversaires des sept royaumes meurt à l’épisode 3. C’est aller à l’encontre de la règle du climax qui est le point culminant dans la résolution de tout récit. Le conflit avec Cersei ne peut pas être aussi terrible qu’avec les marcheurs. Elle n’a même pas de pouvoir surnaturel !

Et de quelle manière est-il éliminé ? Tué quasiment par surprise par Arya, qui surgit comme un diable dans son dos. D’accord, Arya est maintenant super forte. Elle est une Sans Visage et a donc pu se faufiler à travers les morts jusqu’au roi. Mais structurellement, ce n’est pas elle qui devait affronter le roi ! Jon Snow nous est présenté depuis le début comme le héros élu par le peuple du Nord. C’est lui qui aurait dû affronter le roi des marcheurs blancs, qui de plus incarne symboliquement cette lignée targaryenne dont il est issu !

À l’instar du Seigneur des Anneaux, de Matrix ou de Star Wars, Game of Thrones répond à la structure de récit du monomythe théorisé par Campbell. Or sur ce principe, Jon Snow est appelé à être le maître des deux mondes, celui des sept royaumes tenus par les hommes, et celui du Grand Nord peuplé de sauvageons et de marcheurs.

La fin de la série promet d’être une autre version du Prince de Machiavel, mais certainement pas la fin époustouflante de la série la mieux écrite (jusqu’ici !) de tous les temps. Alors à moins que les révélations à venir sur les deux derniers épisodes soient tellement fracassantes, que je sois obligée de manger mon chapeau et de m’excuser platement d’avoir médit sur les scénaristes de ma série préférée, je suis au grand désespoir de déclarer ma profonde déception.

Laetitia

Elle a consacré ses études et une partie de sa carrière à comprendre ce qui faisait d’une histoire, une « bonne » histoire. Quelles en étaient les composantes structurelles ? Comment s’architecture un récit ? Quels sont les ingrédients indispensables ? De l’idée à la rédaction, elle a mis au point une méthode d’écriture qui s’appuie sur des approches scénaristiques anglo-saxonnes, sur un marketing d’auteur 3.0 et sur des outils de coaching empruntés aux neurosciences. Avec ce procédé, elle offre aux auteurs l’opportunité d’écrire la « meilleure » histoire de leur vie.

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