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Mademoiselle a trois ailes

Structurellement créative

Du sous-texte dans le dialogue

Les neurosciences ont révélé que le cerveau fonctionnait à travers trois filtres et que pour ainsi dire, il n’était jamais dans la réalité. Un peu comme dans le mythe de la caverne de Platon. Le cerveau ne percevrait que des ombres projetées sur une paroi.

Les trois filtres qui trompent sa perception sont :

  • la sélection
  • la généralisation
  • la distorsion

Prenons quelques exemples.

Perception

Parmi les souvenirs d’enfance, une catégorie d’individus a tendance à sélectionner les souvenirs positifs tandis que l’autre ne se souvient que de ceux négatifs. Ainsi certains d’entre nous ont l’impression d’avoir passé une enfance géniale et développent le mythe que « c’était mieux avant ! ». Et d’autres au contraire ont tendance à imputer leurs échecs à une enfance misérable. Je précise qu’il s’agit ici de « perception » orientée par le filtre « sélection » du cerveau, et que dans le cas d’enfance abusée ou maltraitée, le traumatisme est bien réel.

La généralisation, quant à elle, est le fait de tirer d’un événement isolé une vérité éternelle. C’est ainsi que des légendes naissent dans les couples et dans les familles. Le mari oublie malencontreusement de lever la lunette des toilettes et il est accusé pour toujours d’un  « Tu ne lèves jamais la lunette ! »

La distorsion est une manière d’exagérer un événement, d’en amplifier le retentissement ou l’importance. Par exemple, lors d’une soirée, une fille se souvient d’avoir été le centre de l’attention. En réalité,  elle a traduit de simples sourires polis comme des signes de drague appuyés.

C’est particulièrement intéressant d’utiliser cette propension du cerveau à filtrer l’information pour jouer sur les niveaux de lecture et d’interprétation dans le dialogue des personnages. Au royaume de la mauvaise foi, les bornés sont rois. Et vous pouvez ainsi jouer sur le manque d’honnêteté dans les relations de vos protagonistes et créer autant de quiproquos et malentendus que vous le souhaitez !

Laetitia

Elle a consacré ses études et une partie de sa carrière à comprendre ce qui faisait d’une histoire, une « bonne » histoire. Quelles en étaient les composantes structurelles ? Comment s’architecture un récit ? Quels sont les ingrédients indispensables ? De l’idée à la rédaction, elle a mis au point une méthode d’écriture qui s’appuie sur des approches scénaristiques anglo-saxonnes, sur un marketing d’auteur 3.0 et sur des outils de coaching empruntés aux neurosciences. Avec ce procédé, elle offre aux auteurs l’opportunité d’écrire la « meilleure » histoire de leur vie.

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