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Mademoiselle a trois ailes

Structurellement créative

Le climax dans la pyramide de Freytag et dans les formes de récit de Vonnegut

La pyramide de Freytag

Selon Gustav Feytag, écrivain allemand du XIXème siècle, un récit se décompose en 5 actes en suivant la forme d’une pyramide avec un climax majeur en son sommet et deux climax mineurs sur les pentes ascendantes et descendantes.

La pyramide de Gustav Freytag

Cette structure scénaristique répond au principe d’une montée en puissance des conflits jusqu’à la confrontation ultime du protagoniste et de l’antagoniste. La tension redescend progressivement moyennant un rebondissement inattendu jusqu’à la résolution finale.

Cette courbe est le reflet de la tension allant crescendo jusqu’au dénouement et de la surenchère des nœuds dramatiques : toujours plus haut, toujours plus fort.

Au contraire, la courbe d’évolution du personnage suit une pente proportionnellement inverse, en fonction de son niveau de bonne ou de mauvaise fortune.

Les trois formes de récit de Vonnegut

D’après Kurt Vonnegut, auteur américain du XXème siècle, il existe trois formes principales de récit. Sur l’axe des ordonnées, la bonne fortune du personnage est indiquée en positif et la mauvaise fortune en négatif ; sur l’axe des abscisses se déroule la chronologie de l’histoire.

Les trois formes de récit de Kurt Vonnegut

La courbe « Man in hole » trace l’évolution d’un personnage à qui tout réussit, mais qui perd sa bonne situation et sombre. Il solutionne sa problématique et revient à une meilleure fortune.

La courbe « Boy, meets girl » décrit comment un couple se rencontre, et comment leur idylle est contrecarrée par un événement extérieur. Ils s’éloignent l’un de l’autre, mais finissent par se retrouver.

La dernière désigne le mythe de « Cinderella ». Un personnage sort de sa mauvaise posture pas à pas. Au moment où il pense avoir réussi, il sombre à nouveau et plus fort. Mais le personnage est sauvé et sa situation s’améliore.

Que représente le climax ?

En comparant ces deux courbes, on constate qu’au climax de l’intrigue (pyramide de Freytag) le personnage vit une vraie descente aux enfers émotionnelle dans l’analyse de Vonnegut. Structurellement cette étape n’est pas sans rappeler celle de l’Epreuve Suprême dans le schéma de Campbell ou la Visite à la mort chez John Truby.

Le climax serait donc à la fois le point culminant des nœuds de tension dramatique et le moment de confusion le plus intense pour le protagoniste.

Inspirez-vous des travaux de Freytag et Vonnegut et tracez vous-même la courbe de votre intrigue. Posez ensuite le climax de votre histoire en fonction de la bonne ou mauvaise fortune de votre protagoniste.

A vous de jouer !

Laetitia

Elle a consacré ses études et une partie de sa carrière à comprendre ce qui faisait d’une histoire, une « bonne » histoire. Quelles en étaient les composantes structurelles ? Comment s’architecture un récit ? Quels sont les ingrédients indispensables ? De l’idée à la rédaction, elle a mis au point une méthode d’écriture qui s’appuie sur des approches scénaristiques anglo-saxonnes, sur un marketing d’auteur 3.0 et sur des outils de coaching empruntés aux neurosciences. Avec ce procédé, elle offre aux auteurs l’opportunité d’écrire la « meilleure » histoire de leur vie.

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