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Mademoiselle a trois ailes

Structurellement créative

Comment écrire un dialogue percutant entre personnages ?

Un bon dialogue ne se mesure pas tant dans ce qui est dit que dans ce qui n’est pas dit.

Au-delà des informations échangées, le dialogue permet de partager un message codé entre deux personnages.

C’est ce que l’on appelle le « sous-texte ».

Qu’est-ce que les personnages se disent vraiment ?

Sous-entendus, non-dits, implicites, allusions, inexprimés, reproches voilés, séduction, suggestion, intention, …

La psychologie du personnage, ses rapports aux autres et ses propres biais d’interprétation viennent déguiser et colorer le dialogue de mille couleurs.

La psychologie du personnage

La psychologie d’un personnage se construit traditionnellement autour de trois besoins humains liés au niveau conscient, subconscient et inconscient du cerveau. En plus de ces trois couches, il y a ce qu’on pourrait appeler une dimension spirituelle.

La psychologie en 4S d’un personnage recouvre ainsi les besoins :

  • Sacré
  • Social
  • Secret
  • Savoir-faire

L’enjeu est de comprendre comment le personnage est perçu par son interlocuteur et vice-versa :

  1. Quel est son besoin sacré ? À quoi aspire-t-il au plus profond de lui ?
  2. Quel est son besoin social ? Qu’attend de lui sa famille, sa communauté ?
  3. Quel est son secret ? Que cache -t-il ?
  4. Quel est son savoir-faire ? Quelle est sa fonction ou son activité ? Quel est son métier ou son expertise ?

Je vous invite à lire (Ré)concilier marketing et narration pour en savoir plus sur les 4S.

Le roman familial

Le contexte et le réseau qui lient les personnages les uns aux autres représentent un autre élément de caractérisation du dialogue.

  • Quelle est leur histoire d’avant l’histoire ?
  • Quel est l’état de leur rapport ?
  • Dans quel contexte se situent-ils ?
  • De quelle manière cela influence leur niveau de langage ?

Les biais d’interprétations

Les neurosciences ont révélé que le cerveau fonctionnait à travers trois filtres et que pour ainsi dire, il n’était jamais dans la réalité. Un peu comme dans le mythe de la caverne de Platon. Le cerveau ne percevrait que des ombres projetées sur une paroi.

Les trois filtres qui trompent sa perception sont :

  • la sélection
  • la généralisation
  • la distorsion

Prenons quelques exemples.

Parmi les souvenirs d’enfance, une catégorie d’individus aura tendance à sélectionner les souvenirs positifs tandis que l’autre ne se souvient que de ceux négatifs.

Ainsi certains d’entre nous ont l’impression d’avoir passé une enfance géniale et développent le mythe que « c’était mieux avant ! ». Et d’autres au contraire ont tendance à imputer leurs échecs à une enfance misérable.

Le filtre sélection du cerveau représente notre capacité à voir le verre à moitié plein ou à moitié vide.

La généralisation, quant à elle, est le fait de tirer d’un événement isolé une vérité éternelle. C’est ainsi que des légendes naissent dans les couples et dans les familles. « Tu ne sors jamais la poubelle », « Je mets toujours la table », « Tu es toujours en retard », etc.

La distorsion est une manière d’exagérer un événement, d’en amplifier le retentissement ou l’importance. Par exemple, lors d’une soirée, une fille se souvient d’avoir été le centre de l’attention. En réalité, elle a traduit de simples sourires polis comme des signes de drague appuyés.

Chaque personnage conduit donc le dialogue en fonction de sa propre perception et de ce qu’il croit de l’autre.

A vous de jouer !

Un dialogue a pour but de partager de l’information entre les personnages, certes, mais il a aussi pour fonction de donner au public des indices sur :

  • la psychologie du personnage
  • la nature des relations interpersonnelles
  • le niveau d’interprétation des informations

Laetitia

Elle a consacré ses études et une partie de sa carrière à comprendre ce qui faisait d’une histoire, une « bonne » histoire. Quelles en étaient les composantes structurelles ? Comment s’architecture un récit ? Quels sont les ingrédients indispensables ? De l’idée à la rédaction, elle a mis au point une méthode d’écriture qui s’appuie sur des approches scénaristiques anglo-saxonnes, sur un marketing d’auteur 3.0 et sur des outils de coaching empruntés aux neurosciences. Avec ce procédé, elle offre aux auteurs l’opportunité d’écrire la « meilleure » histoire de leur vie.

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