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Mademoiselle a trois ailes

Structurellement créative

Faut-il avoir du talent pour écrire ?

La première fois que j’ai fait la promotion de mon programme de coaching d’auteur sur Facebook, j’ai été très étonnée du débat qui s’est déchaîné dans les commentaires.

Alors que j’entamais la discussion avec les internautes avec la question suivante : « comment écrire une bonne histoire ? », j’ai reçu beaucoup de réponses blasées du type « Bah, faut juste avoir du talent ! »

J’étais un peu perplexe, puisque mon message consistait à dire qu’une bonne histoire se construit entre autre chose sur la maîtrise des techniques scénaristiques. A aucun moment, je ne préjugeais du talent de l’auteur !

Mais sans que j’intervienne, des internautes avaient déjà pris le sujet à bras le corps. Je me souviens d’une réponse qui m’avait beaucoup plu:

Le talent c’est seulement le travail que tu consacres à la passion qui t’anime

Inconnu

Et je bénis encore l’auteur de ce commentaire. Car, c’est écrit de la manière dont je le ressens.

Inné, acquis, sans avenir ?

Ecrire est une passion et parfois un besoin si irrépressible que rien ne l’empêche. Mais cette passion, c’est comme une graine. Pour qu’elle devienne une belle plante, il faut la nourrir, la soigner et l’arroser.

Alors… oui. Parfois, dans la nature, on rencontre une rose sauvage d’une beauté incroyable, qui n’a eu besoin d’aucun soin. Que voulez-vous que je vous dise ? Oui. C’est vrai. Il y a des artistes, sur lesquels les Dieux se sont penchés. Pour eux, il s’agit d’un don naturel, inné, magnifique.

Mais pour tous les autres, le travail, l’abnégation, le temps, la patience, l’humilité, la persévérance permettront d’atteindre le talent auquel ils aspirent.

Je fais partie de cette catégorie. Je travaille sans cesse mon écriture. Je m’améliore. Je lis une quantité incroyable de livres. J’écoute. Je m’exerce. J’apprends. J’échoue. Je déprime. Je me relève. Je recommence.

Et souvent je me suis demandé :

Où s’arrête la persévérance et où commence l’acharnement stérile ? 

A cette question, je me souviens que François Lemay, coach et conférencier, avait répondu que tant que tu as des étoiles dans les yeux quand tu parles de ton projet, c’est que tu poursuis toujours ton rêve. Sinon renonce, tu perds ton temps.

Alors. Souvent. Je vérifie qu’elles sont toujours là, mes étoiles…

Du coup… je continue.

C’est quoi, votre talent ?

Il est légitime de s’interroger sur son talent. Si c’est votre cas, voici quelques questions que je vous invite à vous poser :

  • Quelle activité exercez-vous dans laquelle vous ne voyez pas du tout le temps passer ?
  • Dans quel domaine excellez-vous naturellement et que vous faites sans effort ?
  • Quelle activité faites-vous gratuitement et pour laquelle vous pourriez même payer pour la pratiquer ?

Quel est plus spécifiquement votre talent d’auteur ?

  • Quelle est votre mission d’auteur ?
  • De quels maux voulez-vous soigner vos contemporains ?
  • Qu’est-ce qui anime le « pourquoi » de votre écriture ?

Une fois que vos intentions d’écriture sont identifiées, il vous appartient de travailler votre art :

  • la structure du scénario,
  • les personnages,
  • l’univers,
  • les émotions,
  • le style,
  • la forme

Avez-vous du talent ?

Pourtant, même quand on a réalisé tout ça, c’est fou, mais cette question continue de nous hanter.

Quand les internautes répondaient cette affirmation qui m’agaçait tant « Bah, faut juste avoir du talent ! », au fond j’étais triste pour eux. D’une certaine façon, j’entendais l’écho lointain d’une culpabilité tenace.

 Comme s’ils se reprochaient d’avoir essayé d’exercer leur talent, mais qu’un bout, ils n’avaient fait que décevoir leurs propres attentes, voire celles des autres.

Maintenant, je vais vous présenter le jumeau maléfique du talent… roulement de tambour, je vous demande, mesdames et messieurs, d’accueillir le jugement.

Le jugement qui nourrit :

  • La peur de la critique
  • La crainte des commentaires
  • L’angoisse de la déception
  • La terreur d’échouer

Alors, finalement, je me suis demandé, si le talent tout comme la liberté, ce n’était pas la capacité de s’affranchir du regard des autres.

Au fil du temps, j’essaie d’appliquer cette idée et surtout de forger mes propres lois du talent :

Fais ce que tu sais faire,

Sois à ce que tu fais,

Progresse dans ce que tu fais,

Prends du plaisir dans ce que tu fais

A vous d’établir votre propre conception du talent ! 😊

Laetitia

Elle a consacré ses études et une partie de sa carrière à comprendre ce qui faisait d’une histoire, une « bonne » histoire. Quelles en étaient les composantes structurelles ? Comment s’architecture un récit ? Quels sont les ingrédients indispensables ? De l’idée à la rédaction, elle a mis au point une méthode d’écriture qui s’appuie sur des approches scénaristiques anglo-saxonnes, sur un marketing d’auteur 3.0 et sur des outils de coaching empruntés aux neurosciences. Avec ce procédé, elle offre aux auteurs l’opportunité d’écrire la « meilleure » histoire de leur vie.

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