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Comment créer des personnages avec un fort antagonisme ?

Créer une galerie de personnages avec un fort antagonisme est un ressort scénaristique particulièrement efficace. Que ce soit dans le couple héros/adversaire ou héros/allié, rechercher des opposés qui s’attirent est un excellent outil de caractérisation.

Il y a d’innombrables exemples, mais je citerais les célèbres Sherlock Holmes et Dr Watson, Elisabeth Bennett et Monsieur Darcy, et bien d’autres encore.

J’ai exploré de nombreux tests de personnalités utilisés notamment dans les relations humaines et le management, comme les profils MBTI, l’Ennéagramme, le Quotient d’adversité ou des approches plus ludiques comme les profils élémentaires ou les signes astrologiques, afin d’aider les auteurs à créer ces fameux couples antagonistes. (Je vous laisse compléter votre lecture en consultant les rubriques associées.)

Dans cet article, je voudrais vous partager une de mes dernières lectures :Words that change Minds, the 14 Patterns for Mastering the Language of Influence, de Shelle Rose Charvet.

Words that Change Minds développe un outil de Programmation Neuro Linguistique (PNL) appelé Language and Behavior Profile® (LAB Profile) qui a été développé par Rodger Bailey.

S. R. Charvet, experte et formatrice en PNL, intervient notamment en entreprise auprès de recruteurs et de marketeurs, afin de les aider à détecter les facteurs de motivation des collaborateurs ou des clients.

Grâce à son outil, le LAB profile®, elle décode les éléments de langage propre aux 14 schémas de pensée d’un être humain de manière à influencer point de vue, croyances et comportements avec respect et considération.

Ces schémas de pensée fonctionnent en général par pair opposée. Ce qui est naturellement source d’incompréhension et de conflit, si l’on est incapable de décoder le fonctionnement de l’autre.

S.R Charvet distingue deux grands types de schémas : le schéma de motivation et le schéma de productivité.

Elle insiste sur l’importance primordiale du contexte, avant de mettre en œuvre le LAB profile®. Et pour un auteur le contexte (ou l’arène) est également un élément constitutif de la diégèse. Le contexte définit le parcours dans lequel le personnage se transforme.

Je vous invite à lire l’article qui traite de cette thématique : Comment construire l’arène de votre récit ?

Voici la définition de S.R. Charvet

Le contexte est le cadre de référence qu’une personne installe autour d’une situation. Étant donné que les êtres humains sont flexibles par nature, ils sont capables de se comporter différemment à des moments différents. Sommes-nous en train de parler de vous au travail, dans une relation amoureuse, avec vos enfants, avec vos pairs, lorsque vous êtes en vacances ou lorsque vous achetez une maison ? Tout simplement parce qu’une personne qui a un certain schéma (ou habitude) à un endroit et à un instant T, n’indique pas qu’elle a le même schéma dans un autre contexte. Quel est le cadre de référence (ou le contexte) autour de la situation de la personne à qui vous parlez ? Définissez le contexte : Quand ? Où ? Avec qui ? Comment ? (soyez attentifs aux verbes utilisés) 

Words that change Minds, Shelle Rose Charvet

Dans sa démonstration, S.R. Charvet utilise le contexte professionnel pour mettre le sujet en situation. Elle distingue 6 moteurs de motivations que sont : le niveau, les critères, la direction, la source, la raison et les facteurs de décision. Chacun de ces déclencheurs se décomposent en 2, 3 ou 4 principes.

  • Ainsi le niveau de motivation est soit proactif, soit réactif,
  • les critères de motivation sont propres à chacun,
  • la direction de la motivation est dans le but de ou afin d’éviter un obstacle,
  • la source de motivation est interne ou externe à soi,
  • la raison de sa motivation est conditionnée par une infinité de possibilités ou par une causalité implacable,
  • les facteurs de décision sont soumis à l’appel de la nouveauté ou au besoin de rester identique.

Ces schémas sont révélés en fonction d’éléments de langage caractéristiques (colonne de droite, indiqués en italique) en réponse à une question spécifique (colonne de gauche).

LAB Profile

Dans le cadre du schéma de productivité, S.R. Charvet identifie 6 comportements qui caractérisent un sujet dans sa façon de mener un projet : la portée de son attention, sa réponse au stress, son style de réflexion, son mode d’organisation, la manière qu’une règle à d’être appliquée, ou celle d’être convaincu par les autres :

  • La portée de son attention réside dans les détails du problème ou au contraire dans son appréciation générale ;
  • La direction de son attention est orientée vers soi ou vers les autres,
  • Sa réponse au stress est pilotée par les sentiments, par la pensée rationnelle, ou sa capacité de discernement ;
  • Son style de réflexion est en mode indépendant, au contact d’autres personnes, ou en totale coopération avec une équipe ;
  • Son mode d’organisation est plutôt porté vers les gens ou vers les choses ;
  • Sa manière de faire respecter une règle est d’appliquer la sienne aux autres, de ne pas se soucier des autres, d’en avoir pour les autres mais pas pour soi, d’en avoir de différentes pour les autres que pour soi ;
  • Sa manière d’être convaincu est :
    • de voir,
    • d’écouter,
    • de lire,
    • de faire,
    • de mesurer un certain nombre de fois,
    • automatique,
    • avec cohérence,
    • dans un laps de temps donné.
LAB Profile

Pour reprendre les exemples cités plus haut, je définirais les héros d’Orgueil et préjugés, Monsieur Darcy et Miss Bennett tout deux très soucieux de leur réputation. Ils veulent éviter de la perdre ! Mais tandis que Monsieur Darcy aurait un schéma plutôt Interne, Procédures et Similitude, Miss Bennett serait plus ouverte au changement avec un mode Externe, Options, et Similitude avec exception et différence.

Comparons les célèbres Sherlock Holmes et Dr Watson dans leur manière de mener une enquête. Sherlock suit une stratégie avec un mode Spécifique, Vers soi, Pensée, Indépendant, Les choses, Ma Règle / Néant, j’ai besoin de voir, je ne suis convaincu qu’avec cohérence.

Le Dr Watson raisonne de manière plutôt générale, vers les autres, avec ses sentiments, à proximité des autres et en direction des gens. Il applique ses règles aux autres. Il a besoin d’entendre et serait convaincu plutôt de manière automatique.

A vous d’utiliser les ressources très intéressantes du LAB Profile® pour vos personnages antagonistes.

Laetitia

Elle a consacré ses études et une partie de sa carrière à comprendre ce qui faisait d’une histoire, une « bonne » histoire. Quelles en étaient les composantes structurelles ? Comment s’architecture un récit ? Quels sont les ingrédients indispensables ? De l’idée à la rédaction, elle a mis au point une méthode d’écriture qui s’appuie sur des approches scénaristiques anglo-saxonnes, sur un marketing d’auteur 3.0 et sur des outils de coaching empruntés aux neurosciences. Avec ce procédé, elle offre aux auteurs l’opportunité d’écrire la « meilleure » histoire de leur vie.

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