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Mademoiselle a trois ailes

Structurellement créative

La passion des histoires » Les schémas narratifs de nos scénarios sont-ils vides et désincarnés ?

Les schémas narratifs de nos scénarios sont-ils vides et désincarnés ?

Faut-il redouter les schémas narratifs ? Sont-ils dénués de sentiments ? Sont-ils déconnectés des aspirations humaines ? Sont-ils calculés et manipulateurs ? Sommes-sous les jouets des blockbusters américains ?

Que dit la définition ?

Un schéma narratif est une succession logique et chronologique d’actions qui se déploient traditionnellement selon un plan en trois parties :

  • une exposition avec élément déclencheur,
  • un développement avec une série de plans, de péripéties et de rebondissements,
  • une résolution qui s’achève avec une révélation et un dénouement.

Cette structure narrative est extrêmement ancienne et nous la tenons d’Aristote lui—même.

« La tragédie est imitation d’une action menée jusqu’à sa fin et formant un tout […]. Forme un tout, ce qui a commencement, milieu et fin. […] Ainsi les histoires bien agencées ne doivent ni commencer au hasard ni finir au hasard, mais se conformer aux principes que l’on vient d’énoncer. »

Poétique, Aristote, chapitre VII, v.22 à 32.

Le concept d’imitation (mimesis) et d’unicité de la forme ont prévalu à la création artistique pendant des siècles.

L’imitation est un jeu propre à l’enfant, qui favorise l’apprentissage des actions humaines. L’art de la représentation est celui de porter sur une scène (ou un écran) une série d’actions humaines imitées par des acteurs, dans le but de transmettre du plaisir et des pensées.

Mais selon Aristote l’art d’agencer le récit passe avant tout le reste : caractères, expression ou pensée. La tragédie est avant tout une histoire bien « agencée » de personnages en action, suscitant des sentiments de craintes et de pitié, accomplissant par la même la purgation (catharsis) des émotions.

Et depuis ?…

Campbell et Vogler sont passés par là.

Et ils ont littéralement craqué le code secret d’une histoire bien « agencée » pour reprendre les termes d’Aristote. En étudiant les mythes et légendes d’une quantité de culture sur tous les continents, ces deux auteurs nous démontrent qu’un récit qui remplit les fonctions énoncées par Aristote se construit sur le même schéma : les douze étapes du Voyage du Héros.

  1. le monde ordinaire
  2. l’appel de l’aventure (incident déclencheur)
  3. le refus de l’appel
  4. la rencontre avec le Mentor
  5. le Passage du Seuil
  6. Tests, Alliés, et Ennemis
  7. l’Approche
  8. l’Approche
  9. l’épreuve suprême (pivot central, mort et renaissance)
  10. la Récompense
  11. le Chemin du retour
  12. la Résurrection
  13. le retour avec l’élixir (Dénouement)
Monomythe

Le cycle des saisons

Le rapport cyclique de ce mode narratif n’est pas sans rappeler le cycle des saisons. Le sommeil, l’éveil, l’éclosion, la moisson de la nature ((les vendanges !) coïncident avec les grandes étapes du parcours héroïque. Ce cycle sacré et naturel que vit l’homme et son environnement était célébré par les Anciens par des fêtes saisonnières (Dionysos, Demeter, …) placées à l’équinoxe et au solstice . Elles marquaient le renouveau des saisons et le caractère protéiforme et régénérateur de la nature et de l’homme.

Le cycle des saisons

Dans ces conditions, nier la dimension spirituelle du schéma narratif héroïque ou tragique ne semble pas fondé. Aristote disait d’une histoire qu’elle était un organisme vivant. Une histoire vit et pulse au même rythme que celui de la nature et de ses saisons.

Un schéma narratif est tout… sauf désincarné.

Laetitia

Elle a consacré ses études et une partie de sa carrière à comprendre ce qui faisait d’une histoire, une « bonne » histoire. Quelles en étaient les composantes structurelles ? Comment s’architecture un récit ? Quels sont les ingrédients indispensables ? De l’idée à la rédaction, elle a mis au point une méthode d’écriture qui s’appuie sur des approches scénaristiques anglo-saxonnes, sur un marketing d’auteur 3.0 et sur des outils de coaching empruntés aux neurosciences. Avec ce procédé, elle offre aux auteurs l’opportunité d’écrire la « meilleure » histoire de leur vie.

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